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Yves Poey - Des critiques, des interviews webradio.

De la cour au jardin

Ithaque Notre Odyssée 1

(c) Photo Y.P. -

(c) Photo Y.P. -

Ma critique sera très particulière, aujourd'hui...
Je fus partie intégrante du spectacle ! Si si !

 

Nous entrons dans la salle, agencée en bi-frontal.

Nous ne verrons pas les spectateurs en face de nous, nous sommes séparés d'eux par des rideaux de fils, et tout un fourbi technique.


Sur la scène, c'est la fête, les comédiens dansent, se déhanchent, chantonnent sur des vieux tubes plus ou moins disco, ils nous distribuent des chips, des cacahuètes, des verres d'eau, deux se battent...
Le spectacle a commencé... Enfin je crois...


Il sera beaucoup question de verres manquants, une comédienne s'asperge les pieds d'eau, d'autres s'en renversent sur eux, ils boivent...


Un acteur lance un défi. Qui boira plus de verres d'eau que lui ?
Personne dans le public ne bronche.


Je me dévoue, voulant « aider » la mécanique dramaturgique. Enfin, je crois...
Et je bois.

Et je gagne ! On m'aura rempli huit fois mon verre...
J'ai bu en effet huit verres de trente centilitres, soit 2,4 litres d'eau. Bon.
On verra par là que j'aurai beaucoup donné pour la cause théâtrale.


Puis, au bout de vingt minutes de...
Je ne saurais trop vous dire, je n'ai pas compris le propos, de quoi il s'agissait, pourquoi les comédiens allaient et venaient, parlaient de choses incompréhensibles, pourquoi l'une se dénudait et se versait de l'eau dessus...


De Homère, dont est tirée la pièce, j'ai retenu trois mots : guerre, porcs, eau.


Au bout de vingt minutes, donc, nous sommes appelés à changer de côté.
Deux fois deux cents personnes sont déplacées...

Moi, je prends mon verre, bien décidé à le garder en souvenir. (Indécrottable sentimental que je suis, je garde en effet nombre de petits souvenirs théâtraux...)


Las !
Mais que n'avais-je pas fait là !
Deux techniciens me mettent le grappin dessus, en m'interdisant de garder mon verre.
Je leur explique. Rien n'y fait.


Soudain, l'un d'entre eux me prend l'objet du délit des mains, fort impoliment, comme si j'étais un vulgaire voleur, comme si j'avais gravement spolié l'Odéon, théâtre de l'Europe.


Mon sang de Gascon ne fait qu'un tour ! Non, je ne provoque pas un duel à l'arme blanche, je vous rassure...

Je pars. Tout simplement.

D'autres spectateurs se joignent à moi, au passage...
 


Et le théâtre, là-dedans, me direz-vous ?
J'espère franchement que la seconde partie était intéressante, compréhensible, expliquant la première... Parce que...
A la Comédie française, j'avais adoré la version de La règle du jeu de la metteure en scène Christiane Jatahy.

Sinon, pour ceux que ça intéresserait, j'ai pu revenir chez moi d'une seule traite sans une seule halte aux toilettes publiques.
En revanche, une fois rentré...

Un théâtre qui va à vau-l'eau, ou un théâtre qui va de mal en pisse ?

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