22 Septembre 2026
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On ne dira jamais assez de bien du cinéma austro-hongrois !
Ca n’est pas le célèbre réalisateur Alexandar Botegno qui vous dira le contraire, lui qui, en ce 19 décembre 1978 a donné rendez-vous à ses fans dans ce petit ciné-club.
Un ciné-club qui n’a jamais connu autant d’affluence !
Hélas ! Trois fois hélas !…
La date de ce 19 décembre 1978 sinistre et fatal est encore dans toutes nos mémoires !
En raison une défaillance sur une ligne à très haute tension de 400 000 volts à Bezaumont, dans le département de Meurthe-et-Moselle, la France dans sa quasi totalité est plongée en cette soirée fatale dans le noir le plus total.
Et sans électricité, allez donc faire fonctionner un projecteur cinématographique…
Que faire ? Comme réagir, d’autant qu’à la radio, le gouvernement a recommandé de ne pas sortir dans les rues obscures ?
Tel est le point de départ de la nouvelle et hilarante comédie de Fred Radix, qui s’est souvenu de ce triste et épisode de la vie d’EDF pour nous concocter l’une de ces drôleries dramaturgiques dont il a le secret. (Qui ne se souvient pas du Siffleur, ou de La claque...)
(Vous pouvez vérifier, ô Lecteurs de peu de foi, l’incident est rigoureusement authentique…)
Nous allons donc suivre, spectateurs cinéphiles que nous sommes, bloqués dans cette salle, nous allons suivre les trépidantes aventures des Ouvreur-Ouvreuses / Placeur/placeuses que sont Anissa, Marie-Jo et Barnabé, ainsi que du patron des lieux, je veux bien entendu parler d’Amédée.
Oui, nous allons énormément rire.
Mais le propos va bien au-delà de ces rires, certes salutaires et on ne peut plus sains.
Ici, il est question de rendre hommage au spectacle vivant, et à ceux qui permettent à un public d’assister à des spectacles, délaissant leurs soucis quotidiens pour venir se plonger dans une histoire, qu’elle soit drôle, tragique, réelle ou imaginaire.
Cette pièce est une ode à tous les métiers du spectacle, et en particulier aux métiers dont on ne parle pas souvent, des métiers qu’exercent des jeunes ou moins jeunes gens chargés d’installer les spectateurs à la bonne rangée et sur le bon siège.
En ce sens, cette comédie est également émouvante, parce que son auteur et ses interprètes nous montrent bien leur attachement à leur métier, à leur art, tout en montrant que tout ceci est une chaîne humaine nécessitant une flopée de compétences et de talents.
Quatre formidables et très talentueux comédiennes et comédiens vont incarner ces personnages détonants et souvent étonnants.
Quelle vis comica, quelle force comique se dégage en permanence de ce quatuor particulièrement inspiré !
Je n’en finirais pas de vous détailler les gags, les jeux de mots, les situations burlesques et autres facéties qui émaillent le propos.
Eléonore Duizabo, Guillaume Destrem (que nous avions laissé aux prises avec une nuisette), Patricia Samuel et Simon Parmentier (qui s'est fait une magnifique coupe mulet...) vont s’en donner à cœur joie.
Grâce à la mise en scène survitaminée de l’auteur-metteur en scène, tous ne nous laissent aucun répit.
Un rythme intense sert le propos général durant un peu plus d’une heure et demie. On vibre en permanence avec les protagonistes, on se prend totalement au jeu !
Mais ce n’est pas tout ! ce spectacle est également musical.
Nous aurons droit à des moments musicaux et des chansons très réussies qui se greffent parfaitement sur l’histoire.
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Pour vous donner une idée du niveau général, il faut savoir par exemple que Mademoiselle Duizabo a étudié le chant à la Maîtrise de Paris, et s’est produit dans différentes comédies musicales au Châtelet.
Elle joue aussi très bien d’une rareté musicale, à savoir le petit Organetta 3 de chez Hohner…
Quant à Patricia Samuel, elle a obtenu voici quelques années le premier prix de chant du Concours Supérieur Inter- Conservatoire de Paris, excusez du peu !
Nous prenons donc un grand plaisir à écouter ces chansons, avec notamment une vraie réussite « Le retour de l’être aimé ». C’est remarquable !
Cerise sur le gâteau, nous autres spectateurs sommes amenés à participer activement à ce spectacle, avec ou sans lampe électrique, avec ou sans ballons…
Là encore, de grands moments de comédie nous attendent. Je n’en dis pas plus, évidemment !
La scénographie, épurée mais très signifiante, est basée sur un écran entouré d'ampoules électriques afin de recevoir des projections vidéo et toutes sortes de transparences. Là encore, je vous laisse découvrir...
Je ne saurais donc trop vous conseiller que de diriger vos pas vers la Gaîté-Montparnasse afin de découvrir cette comédie qui certes, nous amuse énormément, mais qui constitue également une belle ode au spectacle vivant !
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Et n'oubliez pas la pièce - Théâtre de la Gaîté Montparnasse
Le nouveau spectacle de Fred Radix. Ou comment la nuit du 19 Décembre 1978bouleversa la vie d'une ouvreuse de Cinéma.