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Aurore Voilqué - Balkan Ladies Connexion en concert au Festival Django-Reinhardt

© Photo Y.P.

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A l’est bien du nouveau !

Aurore Voilqué présentait hier au Festival Django Reinhardt son tout nouveau projet.

Celle que l’on trouve toujours là où on ne l’attend pas forcément s’est entourée pour l’occasion de musiciennes talentueuses et virtuoses, afin de nous proposer un passionnant voyage musical.
Ce voyage va en effet nous transporter des rives de la Seine aux confins des Balkans, en passant par les quais du Bosphore.

© Photo Y.P.

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Un itinéraire-ode à la musique plurielle et foisonnante, un hommage à la musique populaire avec toute la noblesse que la tradition peut conférer à ce besoin qu’ont toujours eu des hommes et des femmes, donc, à transposer en notes, mélodies et harmonies leur patrimoine commun.

Le jazz lui-même n’est-il pas lui-même fondamentalement issu d’une musique traditionnelle et populaire, qui va se nourrir de l’influence des mélanges culturels ?

© Photo Y.P.

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Oui, ici, il est question de mélange, d’ode à la différence. Cette différence qui permet de vivre ensemble.
Les cultures turques, roumaines vont côtoyer les musiques grecque et française, dans un magnifique bouquet multicolore.
Un feu d’artifice musical fait d’harmonie, de joie et de bonheur.
Les musiques outrepassant le repli nationaliste, faisant éclater frontières tout en respectant chaque culture.

Tout commence par la voix.
Les six musiciennes entonnent une mélopée polyphonique intense et profonde.
Comme un appel à ce qui va suivre, comme pour inviter le public à la fête.

Et puis le rythme arrive, la pulsation caractéristique, la mesure asymétrique à sept temps.
A la batterie ou à la derbuka, Ezgi Elkirmis distille une pulsation intense qui immédiatement donne envie de bouger, de danser.
La danse, élément indissociable de la musique populaire.

 

© Photo Y.P.

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La très talentueuse contrebassiste allemande Julia Hornung est en totale osmose avec la batteuse. (Son remarquable solo et son travail sur un titre à la mesure à 11 temps seront très appréciés du public.)
Les deux demoiselles s’entendent comme larronnes en foire pour ces grooves particuliers et jubilatoires.
Le duo rythmique
constitue une formidable assise pour que les quatre autres artistes puissent s’exprimer pleinement.

 

© Photo Y.P.

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A commencer par « la patronne ».
Celle que l’on aime tant retrouver sur la scène du festival Django, celle que l’on adore écouter aux côtés de Thomas Dutronc ou de Rhoda Scott !

Aurore Voilqué nous ravit, encore et toujours, de sa virtuosité, et de sa capacité à habiter ce qu’elle joue.
Son jeu à la fois
si délicieusement nuancé et si intense, plein d’énergie, de fougue, de rage parfois, son jeu nous séduit toujours autant.
A chaque solo, elle procure de grands frissons de bonheur aux spectateurs qui ne s’y trompent pas, l’applaudissant à tout rompre.
Le violon se fait reflet de l’âme des Balkans, dans des envolées joyeuses ou déchirantes, exacerbant ainsi les passions.

La musicienne fait le show, n’hésitant pas à descendre dans le public, faisant partager d’un peu plus près sa présence et son charisme.

 

© Photo Y.P.

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A la guitare « manouche », Debi Botos nous enchante elle aussi de son jeu, conférant une âme trans-frontalière tzigane à ce bouquet culturel. Mademoiselle Boto est elle aussi une grande technicienne de son instrument, alliant parfaitement virtuosité et émotion.

Au Qanûn, cette grande cithare aux multiples cordes, Eleftheria Daoultzi ne laisse pas sa part au chat, nous projetant dans des contrées musicales délicates et cristallines.

Et puis à l’accordéon, Maryll Abbas nous enchante elle aussi, notamment en interprétant une valse du compositeur « musette » Gus Viseur.


 

© Photo Y.P.

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Les six artistes s’amusent sur scène, rendant au verbe jouer son étymologie première.
Elles rient, prennent un plaisir manifeste à interpréter leur répertoire commun. C’est un vrai bonheur de les regarder et surtout de les écouter.
La fête, vous dis-je ! Le plaisir, la joie, le bonheur !

Le concert s’achèvera par une reprise particulièrement réjouissante de la chanson Les p’tits papiers, de Serge Gainsbourg.
Les spectateurs sont invités à chanter, ce dont nous ne priverons pas, ajoutant notre modeste mais sincère pierre à l’édifice au spectacle.

Tous sommes conscients d’avoir assisté à un important moment musical, qui restera dans les âmes et les cœurs.
Le talent de six musiciennes au service d’une musique et d’un propos humaniste
s et fraternels.

© Photo Y.P.

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