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Son odeur après la pluie

© Photo Y.P.

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Oh ! Qu’il est beau, le pépère à sa mémère,
Allez viens là ! Viens le pépère ! Donne la papatte !

Véronique Boutonnet a eu l’idée d’adapter le best-seller de Cécric Sapin-Defour, dans lequel l’auteur nous dresse le panégyrique que constitue pour lui la relation entre un être humain et un chien.
Un roman sorti en 2023 à 4500 exemplaires, et qui dépasse aujourd’hui les 700000.
José-Luis Munuera a adapté le livre en BD, et on parle bientôt d’une version pour les salles obscures.
Il fallait donc que le théâtre s’y intéressât.

Que l’on ne s’y trompe pas.
A la différence des merveilleuses pièces que sont
Le bizarre incident du chien après la pluie, de Mark Haddon, ou encore Le chien, d’Eric Emmanuel Schmitt, ici, le meilleur ami de l’homme n’est pas le principal héros du propos.

Non. C’est bien ce lien unique qui existe entre le propriétaire du chien et l’animal (à moins que ce ne soit le contraire…) qui constitue le vrai fil conducteur du livre et donc de la pièce.
Nous allons tout savoir quant à la vie commune entre cette femme, ci-devant prof, et son Ubac de Bouvier bernois.

Je vous laisse évidemment découvrir tous les épisodes de cette relation privilégiée, de l’acquisition à la mort du pépère… Et il y en a…

Sue scène, Marie-Hélène Goudet va beaucoup donner de sa personne.
Marchant à quatre pattes, ébouriffant sa tignasse, se passant de la terre sur le visage, courant entre les bouleaux (on pense évidemment à la scénographie des Estivants, de Gorki, à la Comédie Française), la comédienne est irréprochable, et fait passer la passion et « le véritable amour » (je cite l’auteur) que son personnage éprouve envers son chien.
Elle nous parle également avec conviction de souvenirs d’enfance, de nature, de papillons et autres habitants de « la forêt magique ».

Même les inconditionnels des chats peuvent donc aller faire un tour au Paradis, la salle haut perchée (et très climatisée...) du Lucernaire.
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Avant de vous quitter, je voudrais vous faire part du plus beau texte que je connaisse rendant hommage à la gent canine.
Il s’agit des paroles de la chanson du grand auteur franco-allemand Reinhard Mey, connu chez nous en tant que Frédérik Mey.
Cette chanson s’intitule J’aimerais bien être mon chien.
Avec en prime la version allemande.

© Photo Y.P.

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© Photo Y.P.

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