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Moon - Cabinet de curiosités lunaires

© Photo Y.P. -

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On dirait qu’on serait sur la Lune, et qu’on ferait tous les mouvements possibles et envisageables, vu qu’on serait en totale apesanteur….

Bienvenue dans le monde de Bastien Dausse et celui de l’enfance . Ce monde où rien ne résiste à l’imagination, où tout est possible et réalisable.

Bienvenue également au Jardin des Tuileries, en ce samedi matin de juillet au ciel gris, dans le cadre du Festival Paris l’été.
Bastien Dausse et les membres de la compagnie Barks ont installé leurs « machines », ces agrès conçus spécialement par leurs soins pour ignorer et contrecarrer la pesanteur.

Le déséquilibre.
Ce concept qui tient tellement à cœur au circassien formé notamment à la prestigieuse Académie Annie Fratellini, dès l’âge de 18 ans, ainsi qu’à l’École des arts Chinois du Spectacle avec le grand acrobate Lin Yung-Biau.

Ce déséquilibre, nous le percevons immédiatement en observant cette table et ces deux chaises qui attendent leurs occupants.
Le déséquilibre, cette notion qui nous éloigne de notre monde, celui que l’on croit connaître.

© Photo Y.P. -

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Bastien Dausse et Romane Vivier vont prendre possession de ces trois meubles en biais pour nous dérouter et nous ravir en même temps.

Les deux circassiens entament une véritable chorégraphie, de mouvements au début très lents qui nous plongent dans une sorte d’apesanteur, celle évoquée en début de papier.
Ici, les lois de la nature et de la physique semblent défiées, tellement les deux artistes utilisent ces table et chaises de manière inhabituelle.

© Photo Y.P. -

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Nous poursuivons notre chemin pour rejoindre le deuxième « engin », précédée de Mademoiselle Vivier.
La voici qui s’installe en haut d’une « machine » composée d’axe, à l’opposé de deux contrepoids.
Et la voici qui s’envole, purement et simplement.
L’agrès lui permet de se mouvoir en défiant une nouvelle fois les lois physiques.

Pour autant, un véritable sentiment de grâce se dégage de ce moment d’une grande beauté. Un silence d’une incroyable intensité règne alors sur cette allée du Jardin des Tuileries.

Nous avons nous autres spectateurs la sensation de mouvements irrationnels et ralentis, comme si nous étions vraiment dans l’espace.

© Photo Y.P. -

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Cette sensation étrange, nous la retrouverons dans la troisième partie du spectacle.
Bastien Dausse s’arrime à une sorte de bascule.
Lui aussi nous embarque dans un monde tout à fait autre.

Des pirouettes, des voltiges, des sauts périlleux nous font retenir notre souffle.
La perception du corps dans l’espace, le redéfinition du schéma corporel dans un lieu donné, tout ce que nous connaissons habituellement, tout ceci est remis en question pour nous autres définitivement rivés au sol.

© Photo Y.P. -

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Dans les yeux des petits spectateurs et de ceux de bien des adultes également, se lit l’admiration et l’envie nous aussi de nous arracher du sol.

Impression confirmée par le dernier acte.
Romane Vivier rejoint Alvaro Valdes, sur le « Pantographe », nom de ce dernier agrès métallique monté sur un axe pivotant, et doté d’un long bras extensible contrebalancé lui aussi par un contrepoids.

© Photo Y.P. -

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Là encore, les deux artistes vont nous émerveiller.
Quelle impression de facilité, de naturel au service d’une grâce de tous les instants !

Et pourtant, ces acrobaties demandent une souplesse et des muscles d’airain. Je vous conseille de jeter un coup d’œil sur les abdominaux de Mademoiselle Vivier…

© Photo Y.P. -

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Je n’oublie pas de mentionner la musique minimaliste électronique de Sakine, qui vient renforcer le côté onirique de tout ceci.

Au final, nous sommes conquis et surtout ravis d’avoir été complètement décontenancés par ces trois astronautes terriens, qui nous font croire à l’incroyable, et qui nous ont embarqués dans leur monde délivré de ce qui nous retient au sol.

On sort de ce spectacle complètement émerveillés et fascinés par le talent, l’imagination et la créativité des trois circassiens du jour.

Comme c’est bon de garder son âme d'enfant !

© Photo Y.P. -

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