Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

The Black Blues Brothers

© Photo Y.P. -

© Photo Y.P. -

© Photo Y.P. -

© Photo Y.P. -

Sweet home Nairobi !

Ou comment cinq remarquables artistes-acrobates kenyans ont conçu un spectacle autour de l’univers des chicagoans Jake et Elwood Blues !
Les fameux Blues Brothers, interprétés par Dan Ackroyd et John Balushi, les héros du film éponyme de John Landis, sorti en 1980.

Un costume noir, cravate assortie sur chemise blanche, des lunettes noires et un chapeau Trilby tout aussi noir.
Ca y est ? Vous avez l’image ?

Nous voici dans un club de la capitale de l’Illinois, dans lequel travaillent un barman et trois employés.
Soudain, sort des enceintes le tube Everybody needs sombody to love, extrait de la BO du film, alors qu’un curieux client pénètre dans la salle.
Un client qui va transformer tout ce petit monde en clones des deux héros sus-nommés.

Le concept est alors annoncé : sur la musique rhythm and blues des titres entendus dans ce film, les cinq artistes vont nous proposer une remarquable heure et quart qui n’a pas fini de nous étonner.

Ces cinq-là sont d’incroyables performers-acrobates.
Croyez moi, l’arthrose et les rhumatismes, très peu pour eux.
Ce qu’ils vont nous montrer est purement et simplement hallucinant.

Différents tableaux vont se succéder, toujours avec pour toile de fond sonore les titres de la bande originale du film culte.
A l’exception d’un tube mondialement connu (je vous laisse découvrir…) pour l’entame d’un petit strip-tease arrêté à temps.
La veste et la chemise sautent. Bretelles sur torse nu, voici comment les cinq gaillards vont se retrouver.

A l’occasion de ce petit et très drôle moment de comédie, le ton est donné : des acrobaties, certes, des sauts tous plus périlleux les uns que les autres, des pyramides humaines à couper le souffle (les fans d’accrosport se régalent), mais aussi beaucoup d’humour.
Oui, nos zygomatiques vont être mis à rude épreuve !

Le spectacle est presque muet, à l’exception de deux mots. Bien évidemment, je n’en dis pas plus ! Là encore, ces deux mots nous feront beaucoup rire.

Mais voici un numéro de corde à couper le souffle !

Vous savez, ce petit jeu de récréation : deux enfants tendent une corde et la font tourner pour que leurs camarades entrent et sortent dans le tournoiement.
Ici, ce petit jeu devient prétexte à de stupéfiantes figures acrobatiques.
Et c’est Ray Charles, avec son Shake a tail feather qui s’y colle !

Et voici que retentit Sweet home Chicago !

Vous connaissez le limbo ?
Vous prenez une barre horizontale, et vous essayez de passer dessous, le torse vers le ciel.

Plus facile à dire qu’à faire.

Là où les choses se compliquent, c’est que la barre est de plus en plus abaissée.
Là encore, les corps en caoutchouc des cinq gaillards se rient de la difficulté.
Des enfants seront invités à monter sur scène pour s’y essayer.
Une très belle séquence, avec des rires bon enfants.
Les adultes ne sont pas oubliés, comme ce spectateur invité lui aussi à pratiquer les joies de cet exercice d’adresse originaire de Trinidad-et-Tobago.

Qui n’a pas chez lui une table et quelques chaises ?
Les Blues Black Brothers eux aussi disposent de ce mobilier.
Ou comment grimper au ciel avec. Là encore, motus et bouche cousue.
Le numéro d’équilibre est hallucinant !

Autre tableau très apprécié, celui des cerceaux chinois, adapté pour l’occasion au thème du film.
Non, casser un miroir ne porte pas malheur à la troupe ! Et encore une fois, ici, on ne spoile pas !

Une petite chorégraphie de rappel, elle aussi millimétrée.
Et puis des saluts enthousiastes ainsi qu’une standing ovation bien méritée.
Quoi de plus normal !

Un époustouflant spectacle qui vous ôtera toute forme de blues !

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article