21 Mai 2016
Je voudrais attirer aujourd'hui votre attention sur un article du Monde daté du 16 mai dernier.
Cet excellent papier, que l'on doit à Agathe Chamet, intitulé "Les grandes écoles de théâtre à l’heure d’une plus grande diversité", pointe du doigt la difficulté (apparemment de moins en moins importante) qu'ont les jeunes gens issus des banlieues françaises à accéder aux grandes écoles française de théâtre.
Agathe Chamet donne notamment la parole à Houda Benyamina, réalisatrice franco-marocaine et cofondatrice de l’association 1 000 visages.
Mille trois cent trente-deux candidats s’y sont présentés, cette année pour trente et une places.
Ce papier fait bien entendu écho à celui d'Emmanuelle Bouchez, publié en juillet dernier dans Télérama : "Sur les tréteaux, ça manque de couleurs !"
C'est après la sortie des écoles de théâtre que la situation est encore plus inégale.
Le chapeau de l'article est on ne peut plus éloquent : "A quand un Alceste joué par un Arabe ou un Noir ? Malgré quelques initiatives, le théâtre français peine encore à confier de tels rôles à des artistes issus des minorités. Et rechigne à leur laisser le contrôle des grandes scènes".
Alors oui, Eric Ruf, administrateur de la Comédie Française comptait bien faire bouger les lignes.
Voici ce qu'il déclarait tout juste après sa nomination : « Le jour où il y aura au moins cinq Noirs dans la troupe, cela ne sera plus une question. En parler ainsi prouve de fait notre retard. »
A ce propos, Monsieur l'Administrateur, voici les pensionnaires que vous avez justement "castés" depuis cette nomination :
Comme dirait ma boulangère préférée :
"Y'a encore du boulot !"
Nul doute effectivement que la diversité s'installera de plus en plus sur nos hexagonales planches.
Et c'est tant mieux !