5 Mai 2016
Le prétendant états-unien Donald à la compliquée chevelure assistant au célèbre caucus de l'Iowa (Huile sur bois marouflé) -
Prologue
Le choeur
Cent hommes en toges bleues étoilées et à rayures rouges et blanches.
(On pourra le cas échéant les chausser de santiags très pointues)
Ô vous, peuples du monde !... Quelle époque troublée !
Les gueux courbaient le dos car on manquait de blé !
Là-bas, en Amérique, on était comme ici.
Las ! Il fallait changer de souverain aussi...
Le Commander Barack était ce qu'on appelle
Un homme tout en nerfs, en muscles à la pelle.
Ses ancêtres vivaient du côté de l'Afrique,
Sa peau était couleur d'une ébène fort chic !
Ceci l'aida beaucoup : des votes à la tonne
Lui firent conquérir le trône à Washington.
Concédons cependant qu'il avait à son bras
Une épouse modèle ! Digne de Wonderbra !
Elle chantait souvent, d'une voix qu'on dit belle,
Comme Madame Torr : « Je m'appelle Michèle ».
Mais voyez donc un peu ! Quelle époque funeste !
Ses mandats terminés, ne put dire « Je reste ».
Il fallut donc partir, puisque dans ces contrées,
Après huit ans sonnés, on doit être exfiltré.
Dans ces conditions, voici deux candidats
Pour qui pourraient sonner Trompettes d'Aïda !
Ils sortent .
Scène 1
Donald, milliardaire en dollars à la chevelure compliquée. Il est prétendant au trône, promettant maintes méthodes plus expéditives les unes que les autres une fois élu.
Carla, épouse de Nicolas, ex-monarque du Royaume de France. Les amateurs de ragots insinuèrent en leur temps, (ah, vous savez comme les gens peuvent se montrer méchants en cette triste vallée de larmes...) que Donald aurait lancé la rumeur d'une coupable union avec elle.
Donald
Tout enamouré, à la capillarité improbable, s'adressant à Carla.
Ah ! Tendre Carlita, compris-tu mes desseins ?
Sois ma Nicolette moi ton doux Aucassin.
Pour toi, point je n'hésite, et déclare mes feux !
Une fois président, je mets le boute-feu.
Je n'hésiterai pas si toi tu le désires,
J'envahirai l'Iran ce serait mon plaisir.
Tous nos bruns Mexicains, si tu me le demandes,
Je renvoie au pays, tous ceux-là qui quémandent.
Si tel était ton vœu, deux cents Guantanamo
J'ordonne l'ouverture à Nantes et San-Remo.
Carla
Minaudant, d'une voix fluette à faire enrager n'importe lequel des plus expérimentés ingénieurs du son.
Mais, mon Donaldounet, je dois te rappeler
Que tout ceci ne peux, mon tendre échevelé.
Qu'en penserait Nico, mon chéri, mon chouchou ?
Il se transformerait en spadassin mandchou !
Donald
Rouge de désir et de colère, frisant l'apoplexie....
Qu'à cela ne tienne, ah ma foi d'homme honnête, (il pouffe)
Je le pousse et le sors hors de ses talonnettes !
Carla
Le carmin aux pommettes
Point ne ferais cela, mon bel ébouriffé !
Ce serait sûr moyen d'éloigner le trophée...
Tu viendras à Paris, mais sage tu seras.
Enfin, je me comprends... Si l'on vote pour toi !
Ils sortent
Scène 2
Hillary, ex-première dame du Royaume d'Amérique, mariée à Bill 1er. Elle aussi est prétendante au trône, à Washington.
Bill 1er, Epoux d'Hillary. Il gouverna pendant huit ans ce même royaume. Il joue (massacre) un air de jazz au saxophone alto.
Hillary
Elle semble excédée
Vas-tu donc le poser, cet infâme instrument ?
N'as-tu rien d'autre à faire, que de souffler dedans ?
Je te rappelle, Ô Bill, que je suis en campagne,
Toi, tu t'amuses et joues des boléros d'Espagne !
Bill,
Penaud
Mais, ma douce Hillary, de Nashville à Fairfax,
On sait que je suis une bête de sax ! (Il pouffe, très satisfait de son allusion...)
D'ailleurs, à ce propos, pour coincer le rougeaud,
J'ai la solution, pas besoin de dojo.
Je luis fais avaler trois verres de whisky,
Et je lui présente Monica Lewinsky !
Hillary
Rouge de honte. Elle n'a pas oublié....
Finalement, Chéri, si c'est pour divaguer,
Dire n'importe quoi, de la sorte blaguer,
Je veux que tu reprennes ainsi qu'un vieux proxo
Tes cliques et tes claques ! Et surtout ton saxo !
Ils sortent, tous les deux en colère
Scène 3
Le choeur
Les mêmes qu'au prologue.
Ils tiennent chacun un hamburger dans la main droite.
La colère grondait chez les Républicains
Chez les Démocrates soufflait un vent mesquin !
En tout cas, c'est certain, les jeux n'étaient pas faits.
Candidats et partis ménageaient leurs effets.
Tous retenaient leur souffle, elle, en rose attifée,
Les cheveux tout laqués, lui, drôlement coiffé.
Une chose était sûre, il faut que l'on médite :
Nul ne pouvait lancer.... « Allez, la mèche est dite » !
A suivre......