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Aldebert en concert à Montereau

© Photo Y.P. -

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Et de quatre !
La mécanique artistique est désormais bien rôdée : après la sortie du quatrième volet de ses Enfantillages, Guillaume Aldebert est reparti en tournée dans toute la France.

Pour la première date de ce nouveau tour de l’Hexagone, le « jeune chansonnier entouré de ses hommes de main » avait décidé de garer son « autobus non pas des frères Peugeot mais du père Van Hool » devant le Majestic, la magnifique et toute nouvelle salle de spectacle Monterelaise.

Aldebert, celui qui après avoir enchanté les adultes dans les années 2000-2010 avec des titres comme Carpe Diem, Adulescent, Saint’Nitouche ou encore La dame aux Camel Lights, Aldebert s’adresse en priorité maintenant aux petits, de la maternelle au CM2.

Ou comment prendre les enfants pour ce qu’ils sont vraiment, c’est à dire des personnes à part entière, douées de raison et capables de réflexion et d’analyse.
Ou comment les respecter dans leur intégrité intellectuelle, en s’adressant à eux avec beaucoup de respect, d’intelligence et d’humour.
Tout le contraire d’un processus d’abêtissement ou de nivellement par le bas.

Avec ses chansons aux textes ciselés, poétiques, tendres et drôles, traitant de thèmes d’actualité, de phénomènes de société très contemporains, avec des compositions de grande qualité et des arrangements très réussis, le chanteur bisontin tend aux membres de son jeune public un miroir sociétal adapté à leur âge.
C’est ainsi que seront abordées des questions qui immanquablement résonnent aux oreilles des tout jeunes : la protection de la planète, l’écologie, la nature en danger, les écrans numériques, les rapports avec les parents, le monde scolaire, les familles homoparentales, j’en passe et non des moindres.

Un message d’une grande humanité transparaît dans chaque titre. Sans pontifier ni bêtifier, en appelant un chat un chat, les textes parlent à tous, avec un regard aigu sur nos sociétés que l’on dit modernes.

Ca c’est pour le fond.
Pour la forme, le spectacle n’aura rien à envier à ceux des grands : du gros son, du rock, du métal même, des musiques métissées, de la vidéo, quantité de projecteurs robotisés et une mise en scène millimétrée.
Avec ses quatre compères musiciens multi-instrumentistes pour la plupart, nous aurons droit à un show digne des plus grosses productions.
Beaucoup de moyens techniques sont mis en œuvre, notamment un décor sur lequel sont projetées des animations très réussies.

 

© Photo Y.P.


Il apparaît au lointain, dans une ouverture circulaire du décor. Un peu comme M, Mathieu Chédid, naguère.
Eclairé en contre, avec un laser
aux rayons verts, (le premier titre, Alien, traite d’extra-terrestres regardant notre planète), une guitare rose fluo dans les mains, il jaillit sur la scène comme un beau diable, avec aux pieds des baskets à roulettes, dont il se servira à de nombreuses reprises.

L’effet est très réussi, procurant l’impression qu’il file à toute allure sur la scène, sans marcher.

Immédiatement, la salle réserve une ovation au groupe. Ici, tout le monde est fan, et connaît le répertoire et la démarche artistique. Petits comme grands.

Car ne nous y trompons pas : les parents sont aussi addicts à Aldebert que leurs rejetons. C’est là l’un des secrets de la réussite de l’artiste : finalement, ses chansons et son spectacle s’adresse
nt à tout le monde, sans limite d’âge.
D’ailleurs, au fur et à mesure que le show se déroule, l’ambiance monte et tous, quel que soit l’âge, se lèvent, dansent et chantent.
Le public s’en donnera à cœur joie.

Les titres de l’album s’enchaînent.
Les paroles sont reprises en chœur dans la salle, qui connaît son répertoire sur le bout des doigts.

Ecrans, rendez nous nos parents, Mytho-man, Le monstre, Paparfait déclenchent l’enthousiasme général. L’humour est au rendez-vous.

Avec
Double papa, est abordée de façon à la fois poétique et concrète la question de l’homoparentalité.

U
ne chanson du premier album, Pour louper l’école, fera un tabac ! Tout comme Madame Nature, avec des invités prestigieux en vidéo.

Les cinq protagonistes sur scène sont des showmen chevronnés. Tous ne ménagent ni leur énergie ni leur plaisir d’être devant nous, un plaisir très palpable.

Tout au long du spectacle, les interactions entre le chanteur et ses musiciens sont nombreuses, drôles.
Tout comme les interactions avec le public.
Certains artistes se retrouveront même parmi les spectateurs.

Et puis, bien entendu, un concert d’Aldebert sans Super Mamie ne serait pas un concert d’Aldebert.
Super Mamie, attention les secousses,
Super Mamie, tu nous enterras tous.


Hier soir, c’est Mamie Véro qui s’y est collée et qui se souviendra longtemps de sa participation qu’elle n’avait certainement pas prévue. Véro qui s’est mise à voler ! Je n’en dis pas plus, n’insistez pas !

Au final,
l’heure trois-quart du spectacle sera passée beaucoup trop vite.
On ressort d’un concert d’Aldebert remplis d’énergie, d’optimiste, de légèreté et d’enthousiasme.

Tous, petits et grands, avons le sentiment d’avoir partagé un moment de vrai bonheur !

© Photo Y.P. -

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