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Yves Poey - Des critiques, des interviews webradio.

De la cour au jardin

Laura Prince en concert

© Photo Y.P. -

© Photo Y.P. -

La grâce ! Purement et simplement !

Laura Prince a plongé le Duc des Lombards dans un véritable état de grâce.
Quel bonheur de découvrir une jeune chanteuse de jazz qui a des choses à dire et à chanter avec passion et talent, mêlant force et délicatesse, douceur et énergie.

Toute d’écarlate vêtue, Melle Prince nous invite au voyage.
Un voyage au Togo, le pays de ses racines.

Un pays de couleurs et de saveurs, nous dira-t-elle, celles du maïs grillé ou des plats concoctés par les femmes sur le marché.
Un pays de souvenirs : le sourire des enfants, la danse des balais nettoyant le sable devant les maisons, le chant de la pluie sur les tôles ondulées…

Un voyage musical et jazzistique.
Entourée de Zacharie Abraham à la conrebasse, Tilo Bartholo à la batterie, Alex Tran aux percussions et de Grégory Privat au piano, la jeune chanteuse va nous enchanter et nous envoûter.

Dans une filiation qui l’aurait fait rencontrer Nina Simone puis Sade ou encore Ayo, Laura Prince distille une musique mêlant jazz, world music et soul.
Une musique de paix, de sérénité intérieure.
L’album Peace of mine ne porte pas ce titre pour rien.

La voix ! Quelle voix !
Grâce à une voix chaude, claire, profonde, véloutée, grâce à une irréprochable technique vocale et à une impressionnante tessiture, la demoiselle nous attrape pour ne plus nous lâcher.
Nous voici pris pour notre plus grand plaisir dans ses rêts artistiques.

Que ce soit dans des compositions intimistes ou bien des titres plus musclés, le message délivré allie fond et forme des plus inspirées.

Les premiers titres, sur des arrangements de Grégory Privat laissent parfaitement s’exprimer la sérénité évoquée plus haut.

Voici Musical Inspiration.
« This is the story of a nation, it’s so high to get a solution... »
Le discours musical devient plus engagé et virulent.
Le morceau va démontrer une première fois le grand talent individuel des musiciens.

La progression mélodique et rythmique va nous emmener dans des contrées plus sauvages, plus organiques, notamment grâce à un solo hallucinant au piano électronique Nord lead.

Une belle chanson d’amour… « In your eyes, I can see the stars »
Les yeux de Laura Prince brillent, plus un mot dans la salle…

Hier, nous étions le 11 septembre. Un triste anniversaire…
Elle en parle… avec un petit moment de silence. Pour ne pas oublier.

Save me, avec un beau solo d’Alex Tran aux congas Latin Percussion comme il se doit.
Nous, nous serons divisés par la demoiselle en trois parties pour chanter avec elle.

Le public enthousiaste s’exécute avec grand plaisir.

Voici Amazonia, une ode à la forêt amazonienne, dans lequel Tilo Bertholo démontre sa grande technique notamment en « martyrisant » ses cymbales.

Et puis, voici le morceau qui a donné sont titre à l’album. Peace of mine.
Un hymne à la vie et à l’instant présent, un appel à vivre pleinement.

Un dernier titre très soul, un groove à quatre temps appuyé et profond.
And I think I wanna be with you…
Là encore, nous voici embarqués à chanter en chœur cette phrase musicale et à frapper dans nos mains.
On se lève, impossible de ne pas avoir envie de bouger, de danser, de vibrer.

Une véritable ovation salue le concert.
Des applaudissements nourris viennent dire toute l’admiration du public envers la jeune chanteuse, et la joie d’avoir fait une vraie et belle découverte musicale.

Retenez bien ce nom. Laura Prince.
La jazzwoman est assurément appelée à un bien bel avenir.
Quelque chose me dit que nous devrions la retrouver très rapidement dans les festivals de jazz de la saison à venir !

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