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Yves Poey - Des critiques, des interviews webradio.

De la cour au jardin

[Reprise] Philippe Meyer - Ma radio, histoire amoureuse

© Photo Y.P. -

© Photo Y.P. -

Reprise au Lucernaire, tous les dimanches jusqu'au 26 avril prochain, du spectacle de celui qui est mon Maître, mon Modèle en matière d'écriture radiophonique.
Ne manquez pas son histoire amoureuse de la radio.

Voici ce que j'écrivais en mars dernier.
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Cet homme est mon Maître, mon Modèle.
Ma référence absolue en matière d'écriture radiophonique, une icône à qui je dois tellement dans le cadre de mes propres émissions, de mes propres chroniques sur Radio-France.


Si je devais comptabiliser le temps durant lequel je l'ai écouté, cet homme-là, de l'autre côté du poste, (ou quelquefois derrière la vitre du studio, sans jamais oser l'aborder après l'émission, tellement impressionné que j'étais), le total de ce compte-là s'exprimerait en années.


Cet homme est un conteur. Un diseur.
Un brillant causeur venu nous faire une délicieuse et délicate conversation.

 

Philippe Meyer.
Le spectacle qu'il nous propose est une déclaration d'amour.
A la radio. A SA radio. Celle qu'il aime, celle qu'il a faite, celle qu'il continue de produire.


Celle qu'il écoutait, petit, dès 9 ans, La tribune des critiques de disques, Les maîtres du mystère, Signé Furax, les publicités chantées (il nous imitera pour notre plus grand plaisir, c'est du nanan, les grandes voix radio de cette époque), jusqu'aux podcasts qu'il produit actuellement sur la toile.


Philippe Meyer, c'est une voix. Certes.
Mais c'est avant tout une écriture.


Nous allons retrouver les deux, tellement caractéristiques, reconnaissables entre toutes, uniques, inimitables.


Un humour fin, acéré, pince-sans-rire, parfois caustique, une phénoménale érudition, un savoir encyclopédique, un regard aigu porté sur le genre humain, une analyse impitoyable mais tellement juste de nos travers (on n'est pas Docteur en sociologie par hasard...), toutes les facettes du Philippe Meyer que j'aime, je les ai retrouvées sur le plateau du théâtre noir du Lucernaire.


Celui qui nous l'a tellement chanté la prochaine fois, celui-là nous ravit de ses anecdotes, de ses galeries de portraits (des gens du métier, qu'il a connus, qu'il nomme ou qu'il nous laisse à demi-mots le soin de découvrir, un sourire en coin...), de ses récits de vie personnelle, de ses rencontres, de ses passions.


Et puis, bien entendu, il va chanter.
Meyer sans chanson n'est pas totalement Meyer.


Avec notamment nous répétant encore et toujours son amour des Frères Jacques, à qui il a rendu un si bel et si émouvant hommage voici quelques années à l'Opéra-Comique.


Accompagné de Jean-Claude Laudat à l'accordéon chromatique, il débutera notamment son spectacle par leur titre « Il fait beau »...
« Quand le soleil s'est levé là-bas derrière Pantin
Ça n'a été qu'un cri dans le petit matin
"Il Fait Beau"... 
»


Je ne détaillerai pas plus avant le répertoire de la soirée, je vous laisse le plaisir de découvrir les petits bijoux (dont celui écrit par l'immense Bernard Dimey) que les deux compères vont nous offrir.


Mis en scène par Benoît Carré, Philippe Meyer va nous faire beaucoup rire, notamment avec les formules dont il a le secret, comme par exemple celle qui associe le changement de métier et celui de trottoir. Là encore, je vous laisse découvrir la citation complète.


Et l'heure et vingt minutes de passer beaucoup trop vite. Même avec le rappel musical consacré à Paris.
Ce spectacle est un pur moment de bonheur.
Une élégante causerie on ne peut plus spirituelle, l'un de ces moments qui vous font vous sentir vous-même plus intelligent que vous n'êtes, qui vous instruit, qui vous transporte, qui vous élève et qui vous divertit.
Un moment que l'on doit à Philippe Meyer, quoi !

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