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Le roi Arthur

(c) Photo Y.P. -

(c) Photo Y.P. -

ATTENTION : Prolongation jusqu'au 14 octobre !
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Vous aussi avez toujours rêvé de glorieuses et épiques aventures, à l'image d'Arthur et de ses chevaliers de la table ronde, ceux-là même qui vous invitent à goûter voir si le vin est bon ?
Une seule solution : ruez-vous au théâtre de l'Epée de bois, pour assister à la représentation de ce Roi Arthur !


Jean-Philippe Bêche, qui a lui-même écrit le texte de la pièce (c'est un projet qui lui tenait à coeur depuis bien longtemps) a mis en scène ce personnage certes mythique, mais que l'on ne connaît pas si bien que ça.


Grâce à M. Bêche, bien des pans historiques, mais également psychologiques vont nous être dévoilés.


Car Arthur Pendragon, c'est un roi de tragédie !

Ce monarque est un héros shakespearien, qui va devoir composer avec bien des passions humaines.
Celles de ses proches, celles de son entourage, mais évidemment et peut-être surtout avec les siennes.


L'amour, la haine, la jalousie, l'envie, la cupidité, le besoin de pouvoir, la trahison, tout ceci est contenu dans cette véritable épopée, durant ces deux heures de grande intensité dramatique et dramaturgique.


Une tragédie dans laquelle les mortels s'affrontent, mais également les magiciens Merlin et Morgane. Les puissances occultes ne sont pas en reste.


Le personnage principal, c'est bien entendu Jean-Philippe Bêche.
Il n'est pas royal. Non.
Il est impérial !
Quel panache, quelle fougue, quelle prestance, quel charisme !

Il captive littéralement la salle, non seulement dans ce registre flamboyant, mais également dans des moments de jeu plus intimistes, des moments dans lesquels on entend voler les mouches de la forêt de Brocéliande.


Sa mise en scène est à l'image de son personnage : ça pulse, ça vibre, ça bouge.
Tout ceci est très rythmé, tout ceci est charnel. Les corps se touchent, s'attirent, s'étreignent, se repoussent.


On se bat, également. Et pas qu'un peu !
François Rostain, le célèbre maître d'armes, a réglé les combats avec la passion qu'on lui connaît.
Ces affrontements sont de véritables chorégraphies, que ce soit avec des bâtons, ou avec les lourdes épées à deux lames.
C'est un vrai régal que de voir les comédiens s'étriper, même pour de faux...
Tout comme dans Star Wars, nous attendons évidemment le combat final, qui ne manque pas d'arriver.


Tous les comédiens font parfaitement le job, tous très crédibles, avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme. Un enthousiasme qui est visible, palpable.
Beaucoup d'énergie et de tension au sens noble du terme se dégagent de tout ceci.


Attention : le roi Arthur n'est pas qu'une histoire de mecs.
Morgane, Guenièvre, Ygerne de Tintagel sont elles aussi sur le plateau.
Jean-Philippe Bêche évoque d'ailleurs à plusieurs reprises la dureté de la condition féminine, l'horreur qu'est le viol et ses funestes conséquences. (Il y a d'ailleurs parfois un troublant écho avec la plus récente des actualités.)

 

Aidje Tafial quant à lui est aux percussions classiques (idiophones, gongs, cymbales...) et électroniques. Il déclenche également des séquences de bruitages qui viennent accentuer le côté onirique de tout ceci. C'est une pièce qui se déguste également avec les oreilles.


Quant au décor, la magnifique salle en pierre de l'Epée de bois est un idéal Kaalemott, le château du maître des lieux.

Vous l'aurez compris, je vous engage vivement à venir à l'Epée de bois retrouver votre âme d'enfant. Venez voir ces chevaliers, ces preux, venez rencontrer les fées, les magiciens, venez écouter le choc des épées et le bruit plus ou moins doux des passions humaines.

Ah ! J'allais oublier...
Dis, M. Bêche, tu ne veux vraiment pas me dire comment le grand bâton se lève tout seul dans les airs ?

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