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I love Piaf

(c) Photo YP. -

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Quand ils nous prennent dans leur bras,

Quand ils nous chantent tout ça,
On voit le Lucernaire en rose...

 

« Ils », ce sont MTATIANA et Patrice Maktav, qui nous proposent une délicieuse évocation musicale de la vie personnelle et professionnelle de l'immense Edith Piaf.

 


Sur scène, un banc, un lampadaire, une fenêtre, des chaises. Au lointain, une photo ancienne du Paris des années 30.
Nous y sommes !


Sous la plume de Jacques Pessis et grâce à la mise en scène de François Chouquet, les deux artistes vont nous raconter l'inoubliable interprète de « Milord », « La foule » et autres tubes populaires connus dans le monde entier.
Le duo était accompagné hier par le remarquable accordéoniste Aurélien Noël.


Les rôles sont bien définis.


Patrice Maktav est le conteur, l'aède-hipster. Lui va dire, lui va porter l'histoire avec les mots.
Avec beaucoup de charme, d'humour, de charisme, il nous rappelle bien entendu ce que l'on savait plus ou moins de la destinée d'Edith Piaf, mais il nous livre surtout une multitude d'anecdotes plus vivantes les unes que les autres.


Jacques Pessis, l'un des plus fin connaisseurs en matière de chanson française nous gâte. Que de détails, que de points de vue intéressants !


Et puis, il y a Melle MTATIANA.
La môme Tatiana.


De sa voix ronde et chaude de véritable mezzo-soprano, de son timbre suave et velouté au délicat vibrato, la chanteuse nous démontre dès le début son grand talent. Du pianissimo au forte, elle est très à l'aise.


Elle va enchanter le public en général, et votre serviteur en particulier.
C'est un véritable régal artistique, tant pour les yeux que pour les oreilles.


Elle va interpréter les plus grands titres du répertoire piafesque. (Piafien?)
Il faut être clair : la demoiselle chante avec sa voix à elle ! Il était hors de question de se livrer à une quelconque imitation de la môme Piaf. Ceci n'aurait eu que peu d'intérêt.

(c) Photo Michaël Le Hô

(c) Photo Michaël Le Hô

Beaucoup d'émotion va poindre de ces dix-sept chansons.
Voici qu'une larme coule sur la joue de MTATIANA. Nous autres spectateurs n'en menons pas large !

 

Plusieurs fois dans la soirée, les deux artistes unissent leurs voix chantées. Patrice Maktav, dont la palette de talents est très étendue, empoigne également sa guitare électrique pour un « homme à la moto » très rock !

Peut-être aurez-vous la chance comme moi hier d'être choisi par la chanteuse pour incarner le fameux Milord ! Je ne vous en dis pas plus !

Une évidence s'impose très vite dès le début du spectacle, tout le monde a envie de chanter avec MTATIANA. Ce n'est qu'à la fin du show, pour le dernier titre, que les spectateurs sont invités à accompagner la demoiselle.

Tout le monde ne s'en prive pas. Je vous laisse découvrir par vous-même quel est ce dernier titre. (Vous avez pour ce faire jusqu'au 19 août.)

Il faut noter que tout ce show est sous-titré en anglais, ce qui permet comme hier à beaucoup de touristes étrangers de venir se plonger dans l'univers de la chanson réaliste.

Voici donc un spectacle très joliment et très intelligemment troussé, avec beaucoup de tendresse, de passion et de talent, et qui rend un très bel hommage à ce monument de la chanson française qu'est Edith Piaf.

Un de ces spectacles qui filent beaucoup trop vite. C'est son seul défaut : j'aurais bien aimé qu'il durât trois fois plus longtemps !

 

Un spectacle qui se prolonge après le dernier salut : je défie quiconque de sortir de la salle rouge du Lucernaire sans avoir envie de fredonner « La vie en rose », « Sous le ciel de Paris » ou encore « L'hymne à l'amour ».

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Quant à moi, je n'ai pas résisté à une autre envie, celle d'interviewer MTATIANA et Patrice Maktav juste après.
Ce sera pour les jours qui viennent...

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