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Yves Poey - Des critiques, des interviews webradio.

De la cour au jardin

Douce amère

(c) Photo Y.P. -

(c) Photo Y.P. -

Je n'irai pas par quatre chemins.
C'est Mélanie Doutey qui constitue la principale raison d'aller voir cette pièce écrite par Jean Poiret, une pièce créée le 22 septembre 1970 au théâtre de la Renaissance.


La comédienne est délicieuse et remarquable dans ce rôle d'épouse au sein d'un couple qui s'effiloche après huit ans d'existence.
Chacune de ses interventions est un vrai bonheur !


Tour à tour espiègle, charmeuse, envoûtante, sensuelle en diable, en colère, déchirante, Melle Doutey est parfaite dans ce rôle pas si évident que cela.


A ses côtés, Michel Fau (comédien) propose au public des moments qui font bien rire les spectateurs. C'est lui qui reprend le rôle de Poiret.
Fau connaît son job. Les répliques tombent exactement au bon moment, le sens du timing est parfait. Ses expressions du visage fatalistes, sarcastiques ou encore défaitistes sont excellentes.
Parfois, il prend des intonations épatantes un peu à la Pierre Palmade.
Sa partition est très réussie.


Le Michel Fau (metteur en scène) m'a une nouvelle fois moins convaincu. (Je suis souvent assez sceptique devant ses mises en scène.)
Ici, tout est souvent très statique, un rien ampoulé et emphatique.


Il est certain que la pièce comporte avant tout énormément de dialogues, sans véritable action.
C'est surtout une pièce « psychologique », pour reprendre la qualification utilisée dans les années 1970.


Les bras tendus et écartés pendant un (très) long moment se tenant à une sorte de bastingage sur un podium constitué de coussins, on dirait un fier capitaine de vaisseau de la Royale sur son pont avant.


C'est sur cette sorte de podium sur tournette que se déroulera une grande partie de la pièce, sur une surface très réduite où les cinq comédiens tiennent à peine.


Oui, je ne vous cache pas que par moments, le temps m'a semblé bien long...


Il faut tirer un coup de chapeau à Bernard Fau, qui signe le beau décor, et surtout à David Belugou pour des costumes magnifiques.

Pat' d'éph', tissus imprimés improbables mais qui pourraient bien revenir à la mode, combinaisons psychédéliques, talons compensés, c'est certain, nous sommes en plein 70'.

Pour Mélanie Doutey, et Michel Fau (comédien) donc !

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