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Yves Poey - Des critiques, des interviews webradio.

De la cour au jardin

Carnet de notes

(c) Photo Y.P. -

(c) Photo Y.P. -

S'il est un thème qui a abondamment inspiré paroliers et auteurs-compositeurs, avec l'amour, le travail et l'argent, c'est bien celui de l'école.


C'est ce qu'ont bien compris les membres de la Compagnie du Sans Souci, qui, pendant pratiquement une heure et demie vont nous proposer un florilège de ces petits moments musicaux consacrés à la vie scolaire.


Des moments drôles, émouvants, tristes, décalés, tendres, des moments concernant toutes les péripéties qui peuvent arriver à l'école, de la maternelle au baccalauréat, et ce, du côté des élèves comme celui de leurs profs.

Un carnet de notes, quoi...


Les sept artistes présents sur scène vont donc magistralement interpréter ces instantanés scolaires.
Magistralement. Je pèse cet adverbe !


Ces sept-là sont de sacrés musiciens !


Des instrumentistes, surtout les trois garçons, remarquables guitaristes, mais aussi violoncelliste accompli ou souffleur de mélodica.


Des chanteurs : c'est là où se situe vraiment l'un des gros points forts du spectacle.
Les sept voix forment un remarquable ensemble homogène et cohérent. Il règne en permanence une vraie pâte sonore !


Tout ceci est très propre, avec une polyphonie faite d'harmonies parfois assez complexes.
Les voix sont on ne peut plus justes (notamment celles des demoiselles), les chansons sont jouées avec une vraie sensibilité.
On sent un gros travail au préalable, ainsi qu'une belle formation musicale.


Beaucoup d'émotions se dégagent de tout cela. Le charme opère en permanence.
J'ai particulièrement apprécié les titres de Pierre Perret, d'Aldebert, de Pascal Parisot ou encore de Maxime le Forestier. Vous remarquerez au passage que je vous laisse découvrir par vous-mêmes les compositions...


Mais les sept complices sont également de très bons comédiens.
Les transitions entre les chansons, certains sketches sont drôlissimes, certaines interprétations sont délirantes. (Je pense notamment à une chanson cultissime issue d'un film de ................. avec ................. et aussi ........................... ! Et non, vous n'en saurez pas plus, ruez-vous donc au Lucernaire...)


Des scènes de pure comédie sont également jouées : on n'imagine que très mal ce qui peut bien se passer dans la salle des profs, ou pendant une réunion parents-profs.


Autre intérêt du spectacle, je défie quiconque de sortir du théâtre sans fredonner l'un des refrains écoutés durant ces quatre-vingt dix minutes.


J'aurais bien vu y figurer, moi, « La maîtresse d'école », que n'a jamais pu interpréter sur scène Georges Brassens, la camarde y ayant mis son veto. Le grand Georges avait pourtant trouvé un moyen infaillible d'assurer la réussite scolaire de tous les élèves ! (La chanson sera créée sur scène par Maxime le Forestier.)


Ce qui est certain, c'est que ce spectacle est un véritable enchantement, pour les yeux et pour les oreilles.
Que de talents réunis sur une même scène !
Oui, cette soirée fait partie de celles dont on ressort complètement ravi !
C'est décidément un carnet d'excellentes notes.

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