Les elles du désir - Entretien avec Leïlou Bellisa, Séverine Hinschberger et Amandine Rousseau

Publié le par Yves POEY

(c) Photo Y. P. -

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N'avez-vous jamais rêvé de savoir ce qui se pouvait bien se passer dans la tête de jeunes femmes citadines, urbaines, entre trente et quarante ans ?

N'avez-vous donc jamais voulu savoir comment concilier dans cette tranche d'âge-là, vie familiale, vie professionnelle et vie sentimentale ?

N'avez-vous donc jamais envisagé de connaître et de vivre par comédiennes interposées les relations qui peuvent naître et exister entre trois amies qui se connaissent depuis vingt ans ?
Ne cherchez plus !

Les réponses à ces trois questions sont à aller chercher au théâtre Darius Milhaud, dans cette pièce intitulée « les elles du désir » de Séverine Hinschberger, qu'elle a écrite et qu'elle interprète en compagnie de Leïlou Bellisa (qui elle, signe la mise en scène) sans oublier Amandine Rousseau, que l'on connaît bien ici, depuis sa création de la pièce « Rien, plus rien au monde » qui sera d'ailleurs bientôt reprise au théâtre de la Contrescarpe.

Oui, c'est une espèce de sociologie de la trentenaire bien tassée que nous propose Melle Hinschberger.

Pas facile du tout, cette vie de femme. Ces vies au pluriel de femmes.

Que de choix à assumer, que de tâches à réaliser, le chéri (les chéris ?), les bébés à élever, mais aussi que de regrets à exprimer ou à refouler, que d'envies, que de désirs auxquels plus ou moins résister.

Nous sommes ici dans une espèce de mélange entre un Desperate Housewives moderne et l'évocation de trois « soeurs » au sens tchékhovien du terme qui se livrent devant nos yeux.

Elles nous expriment leurs regrets, leurs rêves, leurs envies encore non-assouvies, leurs désirs (qui seront nombreux et variés).

Le propos de l'auteure n'est pas ici de donner des leçons.
Non. Il s'agit ici de dresser un portrait de trois femmes, chacune différente, chacune unique.

Les trois comédiennes portent de bien belle façon ces trois femmes-là.
Elles ont su, chacune à sa manière, incarner ces archétypes modernes, ces portraits très actuels de nos concitoyennes.

Dans cette comédie douce-amère, acidulée comme les bonbons Arlequin de notre enfance, nous sommes vraiment accrochés et totalement pris par ces trois tranches d'existences qui se déroulent.

Ces trois femmes se cherchent, se trouvent, se perdent, se retrouvent, se chamaillent, se disputent...
C'est la vie, quoi.

Avec en prime, une recette assez étrange et drôle mais finalement infaillible pour préparer un biberon.
Je vous laisse découvrir.

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A l'issue de la représentation, les trois comédiennes ont bien voulu répondre à mes questions.
Un petit clic sur la flèche en haut et à gauche de la vignette ci-dessous et le tour sera joué !

Publié dans Critique, Rencontre

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