Les jeux de l'amour et d'Offenbach

Publié le par Yves POEY

(c) Photo Y.P. - Erika Guiomar, Jean-Michel Séréni, Edwige Bourdy et Yves Coudray. -

(c) Photo Y.P. - Erika Guiomar, Jean-Michel Séréni, Edwige Bourdy et Yves Coudray. -

Dé-li-cieu-se !

Délicieuse, voilà vraiment comment je pourrais qualifier la soirée que j'ai passée hier, à assister à ces "jeux de l'amour et d'Offenbach", écrits et dirigés par Yves Coudray.

On aura évidemment compris l'allusion à Marivaux : d'amour, il va en être beaucoup question.

Nous allons parler d'amour et d'Offenbach.

Et l'on va surtout les chanter !

Et très bien, même !

Ce soir-là, les excellents Edwige Bourdy (soprano), Jean-Michel Séréni, (baryton), accompagnés au piano qu'ils étaient par Erika Guiomar nous ont purement et simplement enchantés !

Enchantés de leur très jolie voix, enchantés de rigueur, de précision, de justesse et d'énergie communicative.

Ces trois-là nous ravissent, certes, mais nous amusent également beaucoup.

Ils donnent énormément.

En sortant de scène, ils doivent être littéralement épuisés, tellement cette succession d'airs se déroule tambour battant, sans aucun moment de repos.

Ici, pas de choeurs ni de récitatifs qui permettent aux premiers rôles de se reposer...

De plus, ils ne font pas que chanter !

En effet, Yves Coudray aurait pu proposer un "simple" récital d'airs connus ou totalement oubliés d'Offenbach.

(Le grand Maître Jacques n'a pas seulement écrit Orphée aux enfers, La Périchole, La vie parisienne ou encore La belle Hélène.)

Non.

L'auteur, et c'est la grande force de ce spectacle, met en scène les retrouvailles de deux chanteurs lyriques, qui furent naguère amants, et qui viennent auditionner pour une tournée avec le compositeur aux Etats-Unis.

Ces retrouvailles, totalement fortuites, vont passer par toutes les étapes de la carte du tendre de cette seconde moitié de XIXème siècle, étapes constituées d'airs souvent inconnus du grand public.

Des airs retrouvés, compilés avec minutie, à propos et drôlerie par Yves Coudray qui connaît son Offenbach par coeur et comme personne.

Et l'on se régale du début à la fin de cette heure et quart qui passe décidément trop vite.

Par ces temps de grisaille ambiante, je ne saurais trop vous conseiller que d'aller vous plonger dans cet univers de joie de vivre, d'allégresse et d'insouciance.

Oui, il est bon de temps en temps d'oublier la morosité du temps présent pour respirer une véritable bouffée d'air frais !

Oui, voilà la vie parisienne,

Du plaisir à perdre haleine !

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Juste après leur sortie de scène, j'ai retrouvé à mon micro Yves Coudray et ses trois comédiens-musiciens pour leur poser deux ou trois questions.

Ce sera pour les jours qui suivent.

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Les jeux de l'amour et d'Offenbach
De Yves Coudray, m.e.s. de l'auteur
Au théâtre de Poche Montparnasse
Jusqu'au 6 novembre
Du mardi au samedi, 19h00
Le dimanche 17h30

Publié dans Critique

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