Richard III

Publié le par Yves POEY

Richard III

Ca y est ! Le monstre est lâché !
Comme elle était attendue, cette dernière partie de la tétralogie !
Je n'irai pas par quatre chemins : une nouvelle fois, Thomas Jolly m'a époustouflé.

Que de trouvailles scéniques, quelle scénographie inspirée (Ah ! Cette espèce de danse sensuelle avec un projecteur-lyre asservi.....), quelle puissance dramatique, quelle capacité à prendre à bras le corps et faire sien ce magnifique texte (pléonasme...) du grand William...
Ici, de très grands moyens techniques sont mis au juste service d'une cause dramaturgique : la musique, les beaux costumes (notamment ceux de Richard avec les implants organiques d'animaux), les éclairages sophistiqués qui servent véritablement le texte : j'ai été véritablement subjugué !

C'est bien simple, j'ai trouvé Thomas Jolly parfait dans le rôle-titre.
Sa capacité à dire d'une voix éraillée un texte difficile, son aisance à garder une gestuelle incroyable durant quatre heures et demi, sa minutie dans la diction, son humour, aussi, tout ceci est la marque d'un grand.

Et puis, il y a cet esprit de troupe, que l'on sent en permanence. Pour moi, le théâtre c'est avant tout la troupe, cette capacité qu'ont des copains à jouer ensemble ! Comme des enfants !

Publié dans Critique

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