La double inconstance

Publié le par Yves POEY

La double inconstance

Une repise de l'an passé, dans la mise en scène lumineuse d'Anne Kessler.

Il s'agit d'une sorte de mise en abîme théâtrale : on assiste à une répétition au Français de la pièce, qui petit à petit va prendre de l'ampleur (arrivée d'accessoires, de costumes, etc, etc.....)
Les balcons sont recréés, des toiles peintes représentent le carrefour voisin, c'est un décor magnifique.

Mais bien entendu, ce sont les acteurs qui donnent toute leur saveur à cette pièce qui sert au mieux les enjeux sociétaux de Marivaux.

Tous sont vraiment épatants, notamment (comme toujours) Stéphane Varupenne, qui donne une vraie dimension un peu rustaude à cet Arlequin, Loïc Corbery en Prince formidable.
Un petit regret : Georgia Scalliet, qui me ravirait même à lire l'annuaire inversé des entrepreneurs de pompes funèbres, a été remplacée cette saison par Jennifer Decker. (Désolé, Jennifer, je préfère Georgia...)

Et puis surtout, surtout, c'est l'occasion de revoir sur les planches de la grande maison cette immense et magnifique sociétaire honoraire qu'est Catherine Salviat, celle qui me fit aimer le théâtre dans "La Trilogie de la villégiature" mise en scène naguère par Giorgio Strehler.

Publié dans Critique

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