Dancefloor Memories

Publié le par Yves POEY

Dancefloor Memories

J'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus du tout... BOU-LE-VER-SANT ! Tout simplement bouleversant !

Lucie Depauw a réussi à traiter d'un sujet difficile (la vieillesse, la fin de vie, Alzheimer...) avec une rare délicatesse et une rare justesse. En une heure et dix minutes, on assiste à de bouleversants moments de vie, avec notamment un "senior" interprété magnifiquement (l'adverbe est bien trop faible) par Hervé Pierre. Cet homme en fin de vie est confronté à la perte progressive et irrémédiable de tous ses souvenirs.

Poignant. Mais l'on rit également, Hervé Pierre, Christian Gonon et Elsa Lepoivre, très intelligemment mis en scène par Hervé Van Der Meulen, nous procurent également des rires pas du tout forcés. Et puis la chorégraphie... La ronde de cette fin de vie est dansée, le plateau représentant un dancefloor, (d'où le titre), muni de trois grands miroirs qui génèrent en permanence des reflets avec lesquels jouent parfois les comédiens. L'effet est saisissant. Il est à noter que cette pièce avait été proposée en 2012 par le Bureau des Lecteurs de la Comédie Française au groupe des spectateurs engagés, dont fait partie votre serviteur.

Nous avions alors plébiscité ce texte qui est donc entré au répertoire du Français. Dancefloor Memories restera longtemps encore pour moi comme l'un des plus beaux moments théâtraux contemporains auxquels j'ai pu assister jusqu'à maintenant.

Précipitez-vous au Studio-Théâtre du Louvre où est donnée cette superbe pièce. BOU-LE-VER-SANT, vous dis-je !

Publié dans Critique

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