Cabaret Léo Ferré

Publié le par Yves POEY

Cabaret Léo Ferré

C'est extra !
Ce cabaret Léo Ferré est véritablement extra !

Une nouvelle fois, les sociétaires et pensionnaires de la Comédie française nous proposent cette formule chantée.
Après Vian, Brassens et Barbara, c'est au tour du grand Léo d'être ré-interprété au Studio-Théâtre du Louvre, sous la direction cette fois-ci de Martine Chevalier.

Et pour une réussite, c'est une vraie réussite.

Les sept protagonistes, accompagnés par un excellent quatuor (piano/accordéon, guitare, violoncelle et contrebasse), nous font passer une heure délicieuse avec une douzaine de titres du poète à la blanche crinière.
Le gros avantage de voir les comédiens français chanter (oui, ils chantent très bien), c'est que les chansons sont corporellement, physiquement interprétées, avec énormément d'émotion.

J'ai été complètement sous le charme de Véronique Vella (excellente sur le plan vocal) et de Julie Sicard qui se sont approprié avec une grande maestria des titres assez ardus.
En effet, chanter du Ferré n'est pas donné à tout le monde.

Serge Bagdassarian apporte quant à lui une délicatesse et une espièglerie remarquées. (De plus sa version de « Est-ce ainsi que les hommes vivent » est majestueuse.)
Les "benjamins" Christophe Montenez et Pauline Clément s'en sortent très bien. (Le « jolie môme » de cette dernière est très convaincant.)

Mention spéciale au directeur musical du spectacle, Benoît Urbain : ses arrangements sont très réussis, notamment pendant les parties chantées en choeur, la polyphonie des voix apportant beaucoup au rendu général.

Il faut noter également la maestria de l'ingé-son maison : la prise de son est de très grande qualité, l'équilibre entre instruments et les voix est parfait.

Au risque de me répéter, et pour paraphraser M. Ferré : oui, c'était extra !

Publié dans Critique

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